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  • Photo du rédacteurNadège Cresson Généalogie

LA FAMILLE CAMINADE DE CASTRES : Chapitre 1 : Jean, le père

Dernière mise à jour : 19 mars


La première fois que j’ai lu ce nom de famille, c’était dans l’acte de décès de Pauline BOURSY, la mère de mon aaagm paternelle, dont la mère s’appelait Amélie Reine Justine CAMINADE DE CASTRES.




Donc depuis plus de vingt ans j’enquête sur la famille CAMINADE DE CASTRES.


Je vais donc tenter, en plusieurs chapitres, de vous raconter l’histoire de cette famille.


Je commencerai par celui par qui tout a commencé : Jean, puis au fur et à mesure je déroulerai sa descendance.


PREMIER CHAPITRE : Jean CAMINADE

 

Avant-propos : J’ai lu tout et son contraire sur cette famille, je me suis basée sur des actes en ligne et sur des actes notariés se trouvant aux Archives Nationales.

 

Jean CAMINADE est né à Lacrouzette, paroisse Notre-Dame (Tarn) le 1er octobre 1711 et a été baptisé le 4 octobre de la même année.


Ses parents sont Jean CAMINADE et Marie VIALA.



Toute la famille CAMINADE est originaire de Lacrouzette ou de Roquecourbe dans le Tarn.


(A l'été 2022, ma sœur et moi avons été en vacances à Castres où nous avons fait beaucoup de randonnées notamment à Lacrouzette et Roquecourbe. Beaucoup d'émotions également)


 

(Photo personnelle de Lacrouzette)


On le verra par la suite, le nom est devenu définitivement CAMINADE DE CASTRES par un jugement de 1877 à la demande d’un arrière-petit-fils de Jean. Alors qu’à la base c’est un nom « inventé ». Les frères et sœurs de Jean restés dans le Tarn ont gardé le nom CAMINADE et n'ont rien ajouté après.

 

Jean vient vers 1730/1740 à Paris.


Le 16 avril 1742, il se marie avec Marie Anne CHALOPIN, à Paris, Paroisse St Eustache. Un contrat de mariage a été fait le 26 février 1742 auprès du notaire Antoine DUTARTRE.


(Malheureusement cet acte ne peut être consulté aux Archives Nationales car L'étude LVI a brûlé en 1871 : la collection des minutes de cet article est incomplète. Et pour l’année 1742, il n’y a que : 16 mai, 21 juin, 13 juillet, 28 septembre, et 6 décembre.)


C’est vers cette période que son nom apparait sous la forme « CAMINADE DIT CASTRES », qui se transformera par la suite sous la forme « CAMINADE DE CASTRES ».

 

Avec Marie Anne CHALOPIN (et non DE CHALOPIN, comme je l’ai vu à maintes reprises), ils ont eu 6 enfants :


-        Claude Olivier né en 1743 (Chapitre 2)

-        Marie Anne née en 1744 (Chapitre 3)

-        Marc Alexandre (mon ancêtre) né en 1746 (Chapitre 4)

-        Jean Jacques né en 1751 (Chapitre 5)

-        Jean François né en 1752 (Chapitre 6)

-        Jean Baptiste né en 1754 (Chapitre 7)


Jean a donc rajouté DE CASTRES à son nom de famille, sans doute pour se distinguer d’autres CAMINADE. Il a été tour à tour Officier de la Reine, Banquier, Loueur de carrosses et même maître tailleur d’habits. (Il n’a été en aucun cas anobli !)

 

La famille CAMINADE DE CASTRES a tout de même des armoiries (cela sera aussi expliqué dans un autre chapitre car cette demande ne vient pas de Jean, mais de sa descendance.)


Un drame survint le 29 janvier 1755, Marie Anne meurt à Paris rue Traversière. Jean se retrouve seul avec ses six enfants.

 

Son beau-père Olivier CHALOPIN, qui est commis à la Poste devient le subrogé tuteur des enfants, lesquels sont mineurs.

 

Jean se remarie le 4 décembre 1756 à Paris avec Jeanne Catherine RÉGNIER DE FRESNAY, un contrat de mariage est passé le jour même auprès de Me CARON, notaire à Paris, lequel procède également le même jour à l’inventaire après décès de Marie Anne CHALOPIN.




Pendant très longtemps, j’ai cherché à savoir si Jean et Jeanne Catherine avaient eu des enfants ou non… et bien non !

 

Jean a acheté et vendu plusieurs terres, beaucoup d’actes notariés ont été trouvés. Il y a des terres en Angoumois mais aussi en Champagne et bien sûr dans le Tarn, sa terre natale.

 

Le 22 janvier 1759 Olivier CHALOPIN le beau-père de Jean décède au quatrième étage rue Traversière en une maison appelée « l’hôtel des Indes » ; Jean est alors maître de cet hôtel.


C’est lui qui constate le décès de son beau-père.



Il est dit dans le document appelé « scellés après le décès du Sieur Chalopin, employé à la Poste, rue Traversière du 22 janvier 1759 » (COTE Y 15638 A) que Olivier est venu habiter chez Jean le 13 janvier 1759 car malade et infirme.

 

Pour ne rien arranger le 9 juillet 1760 une sentence de séparation de biens est prononcée entre Jean et sa seconde épouse Jeanne Catherine au Chatelet de Paris.


Chacun vit de son côté.


Jean vit entre Paris et Cognac, là où il a décidé d’acheter plusieurs terres et notamment le domaine de Chatenay (ou Chatenet, selon comment on veut bien l’écrire). C’est un domaine situé dans la paroisse Saint Martin.


D’ailleurs ce domaine restera très longtemps dans la famille CAMINADE. (Cela sera l’objet d’un autre chapitre).



(Photos personnelles)


(A l’été 2023, ma sœur et moi sommes parties en vacances à Angoulême et sommes évidemment allées au domaine de Chatenay. C’était une très grande émotion sachant que plusieurs ancêtres et collatéraux ont vécu au sein de ce domaine.)

 

Revenons à Jean. Celui-ci est décédé le 21 septembre 1783 audit domaine de Chatenay chez son fils Jean Jacques. Il sera inhumé le 22 septembre à Cognac.



Deux inventaires après son décès ont été effectués à Cognac et à Paris.


Beaucoup de dettes, beaucoup de terres.


Son fils aîné Claude Olivier renonce à la succession de son père par un acte passé devant notaire à Paris le 23 février 1784, la succession étant plus onéreuse que profitable.


Quant à la seconde épouse de Jean, celle-ci est décédée le 23 janvier 1788 à Nant dans l’Aveyron.




Le prochain chapitre sera consacré à Claude Olivier, le fils aîné.

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